To Bio or not to Bio?

Posted by kieren walters on 13th septembre 2017 in Journal du Torréfacteur

Une question pas si simple…

Dès la création d’Okapi Coffee, nous sommes restés fidèle, sans compromis, à notre idée d’avoir un impacte positif sur la société, l’environnement, et les économies touchés par notre activité. Tout en sachant qu’une toute petite société ne fera qu’une minuscule ondulation dans l’océan des multinationales présents dans les secteurs alimentaires et du café, nous tenons tout de même à faire de notre mieux. Mais comment? Tout d’abord, nous avons voulu travailler uniquement avec des produits certifiés par des labels tels que bio, fairtrade, organic, ou autres, mais comment choisir? Lesquels sont vraiment efficaces? Est-ce qu’une carotte bio suisse équivaut à une carotte espagnole du même label? Et le transport dans tout ça? Nous sommes assez vite arrivés à la conclusion que de se baser uniquement sur un seul, ou même plusieurs, labels ne nous rapprochait pas plus de notre but.

On n’a pas baissé les bras pour autant, et on a décidé de réfléchir autrement. En séparant nos fournisseurs en deux catégories bien distinctes, le café et l’alimentation, nous avons pu adopter deux manières de travailler tout aussi distinctes.

Pour les commandes de grains de café verts, nous nous assurons de travailler uniquement avec des fournisseurs qui partagent notre philosophie. Notre impact positif vient alors non pas de labels sans équivalence claire au niveau internationale, mais en s’assurant que nous payons le prix juste, voir plus que le prix du marché, auprès de producteurs qui créent des emplois et qui font tourner l’économie locale. Il faut se dire que dans certains endroits, par exemple la République Démocratique du Congo, l’économie va très mal, le pays est en guerre depuis des décennies, et rien qu’en ajoutant notre petite goutte d’eau dans cette région en difficulté il y a déjà un tout petit peu plus d’espoir qu’avant. Et tout cela sans oublier que ces mêmes petits producteurs mettront mille fois plus d’amour dans leur produit que de grandes fermes industrialisés.

Au contraire, pour l’alimentation, nous allons nous concentrer sur les produits locaux neuchâtelois et suisses, dont certains labélisés bio quand ca fait du sens. Cette utilisation de produits locaux limite notre empreinte en réduisant les distances de transport, fait travailler les entreprises locales, et garantit une qualité et fraîcheur dans nos plats qui se fera ressentir à la dégustation. Quel bonheur de pouvoir se dire que notre fromage, viande, et pain est fourni par des sociétés se trouvant à moins de 200m du magasin!

Alors bio ou pas bio? Ca dépend. Ca dépend si ca fait du sens, et de comment on peut faire pour rester le plus fidèle possible à notre philosophie. Dans tout les cas, une chose est sûre, c’est que tout produit trouvé chez nous aura sa petite histoire, et sera choisi dans le but de laisser notre environnement un tout petit peu mieux qu’avant.

3 Comments

  • Bel article et beau travail! Je partage votre vision sur les cafés.
    Il ne faut pas sous estimer la puissance de plusieurs « toutes petites sociétés » mises bout à bout. Elles sont beaucoup plus flexibles que les très grosses sociétés et peuvent être porteuses de grands changements.

  • Bonjour,
    Je viens de lire l’article dans la presse régionale avec grand intérêt car mon mari est un fan de bons cafés et toujours à la recherche de nouvelles saveurs.
    Nous habitons à 10mn d’ Auvernier et ce serait avec plaisir que j’aimerais passer avec mon mari pour acheter quelques produits.
    Ētes-vous au marché de Neuchâtel ou sur un marché de Noël dans un proche avenir?
    Au plaisir de faire votre connaissance et dégustez vos produits je reste dans l’attente de vos nouvelles.
    Bien cordialement,
    Ariane Beyeler Pini

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